MARC'HARIT FULUP | PASSEUSE DE MÉMOIRE

Marc'harit FULUP

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Aujourd'hui, peu d'entre nous parlent breton et peu voient l'intérêt de l'apprendre, c'est un constat; cette langue, la langue de nos anciens, a toutefois permis la transmission populaire de notre histoire et de nos songes sans doute sans le filtre français des érudits bretons quand elle était puisée à la source.
Parmi ces "passeurs de mémoire" , Marguerite Le Philippe, plus connue de son nom breton Marc'harit Fulup  passé à la postérité sans doute grâce à Anatole Le Braz, ce grand écrivain breton qu'il faut continuer à lire.
Etant encore enfant, sa main fut dévorée par un porc, l'empêchant de travailler normalement alors, comme cela se faisait encore à cette époque,  elle se mit à participer par procuration à des pèlerinages, les gens ne pouvant pas participer la payant  en retour.
Le malheur de son infirmité fit - "à tout malheur, quelque chose est bon" - le bonheur  de la culture bretonne et cette femme à la mémoire peu commune , retint lors de ses fréquents déplacements un nombre incalculable de chants et des contes, ceux-ci étant transcrits par qui savait écrire dans son entourage, elle-même étant illettrée.
En source et complément, cet article complet de RETRONEWS  - en espérant qu'il soit accessible - ainsi qu'ICI où l'on entend la voix de Marc'harit en 1900, c'est à peine audible mais c'est bien émouvant...

En compagnie d'Anatole Le Braz, 2ème à droite.

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